On n'a pas assez parlé de ce qui deviendra, tôt ou tard, l'affaire Adebayor.
L'attaquant vedette de la sélection togolaise n'a pas pu commencer la rencontre contre la République démocratique du Congo (Rdc) pour " incompatibilité d'humeur " avec son coach, Stephen Keshi. Pour ce qu'on a pu en apprendre, le goléador accuse son entraîneur de n'avoir pas apprécié qu'il ne soit pas son manager au moment de son transfert de Monaco, en France, à Arsenal, en Angleterre ce qui lui aurait valu de grosses commissions. L'entraîneur nigérian des Eperviers, considéré comme un héros au pays de Faure Gnasingbé, regrettait simplement l'indiscipline caractérisée de son joueur dont la tête n'était pas à la Can, mais à Arsenal.
Au-delà de son aspect polémique qui fait naturellement les choux gras de la presse (d'autant que Adebayor aurait menacé, un moment, de repartir du Caire tant que Keshi restait en poste), le problème de fond semble être en effet celui de la concentration de certains joueurs sur cette compétition. On a bien vu avec le Zimbabwéen Benjami, qui n'est arrivé en Egypte que la veille du premier match de sa sélection, parce qu'il devait boucler les modalités de son transfert à Portsmooth en Angleterre. Sur le terrain, il a visiblement manqué de fraîcheur, et probablement privé son pays d'une victoire qui s'est dessinée à un moment donné du match.
Au fond, doit-on s'en prendre à ces jeunes gens qui ont choisi de gagner leur vie (et ils la gagnent plutôt bien) en tapant dans un cuir rond et qui savent que leur carrière est courte et parfois aléatoire, d'où l'intuition de faire à chaque fois ce qui est possible pour préparer un avenir incertain ? Ou alors doivent-ils avoir simplement l'honnêteté de ne pas tout mélanger et de choisir, au bon moment, entre leur avenir en club et la gloire des compétitions des équipes nationales ?
Entre les deux, il y a probablement tout l'environnement autour du football mondial (en réalité européen, parce que c'est désormais là le centre du monde du football) qu'il convient de questionner. Parce que, comme nous le relevions au moment de planter le décor de cette 25e édition de la Can, près de 60% des joueurs présents en Egypte évoluent dans différents championnats européens qui, entre compétitions nationales et compétitions européennes, charrient des enjeux financiers énormes. Or, aujourd'hui plus qu'hier, tout le monde le reconnaît, le football mondial ne peut pas se passer des footballeurs africains.
Voilà pourquoi la tenue de cette compétition a donné lieu à toutes sortes de chantages de la part d'entraîneurs et dirigeants de clubs européens, qui multipliaient les artifices pour ne pas libérer des joueurs pourtant tenus, de part la réglementation de la Fifa, d'honorer le maillot des sélections nationales. Quelques fortes personnalités comme Didier Drogba ou Mido ont indiqué d'entrée qu'ils ne négociaient pas avec leur participation. D'autres, comme Samuel Eto'o ont longtemps hésité avant de choisir la voie de la raison ; mais il y en a plusieurs autres, pas toujours titulaires dans leurs clubs respectifs, qui n'ont pas toujours eu la lucidité de choisir ce qui était bien pour eux parce que, en " back office ", il y avait comme ce chantage permanent autour du club et de l'avenir chez les professionnels.
Quelques entraîneurs de clubs français se sont même amusés à compter le nombre d'africains dont ils étaient " privés " pendant cette Can, qui est pourtant un événement programmé tous les deux ans et connu de tous. Il est pourtant simple et sain, pour arranger tout le monde, de décaler simplement la période de la trêve hivernale en Europe, pour permettre à tous les africains de venir jouer la Can, comme les Sud-américains jouent leur copa América, et les Européens leur Euro. Si les joueurs africains sont si importants et si côtés aujourd'hui, ils méritent bien ce respect de ces faiseurs d'argent. Et cela devrait concourir à renforcer le spectacle..Le sélectionneur du Togo, Stephen Keshi, a mis en avant le manque de préparation pour justifier l'élimination prématurée des Eperviers de la Coupe d'Afrique des Nations 2006.
Victimes de trois défaites dans leur Groupe B, les Togolais ont déjà réservé leurs billets de retour pour Lomé. Fait inimaginable il y a quelques jours pour ces mondialistes. Sujet de toutes les critiques, Keshi a tenu à expliquer les raisons de cette débâcle : « On ne s'est retrouvés que cinq jours avant la compétition. C'est, à mon sens, complètement insuffisant »
Un avis partagé par le défenseur Akoto : « Notre préparation a été très pauvre et c'est la principale raison de notre échec ». Ce dernier a aussi ajouté que le conflit qui a opposé l'attaquant Adebayor à Keshi, avant et après le match contre le RD Congo, a considérablement miné le moral du groupe : « Adebayor est la star de l'équipe et son problème avec le coach a été un problème pour nous tous, il nous a affecté psychologiquement et ça s'est ressenti sur le terrain ».
Malgré cette déconvenue inattendue, Keshi garde son côté philosophe : « Comme tout autre coach dont l'équipe joue mal, je suis déçu. Je reste cependant persuadé qu'on peut montrer un meilleur visage lors du prochain Mondial en dépit de notre sortie hâtive de la CAN ».
KESHI: " Mon avenir dépend de la fédération togolaise... La vie continue ce n'est pas la fin du monde. Ce match on aurait tout fait pour le gagner mais l'expulsion nous a coûté cher. Quant au Mondial, on va se préparer et on verra "
Le sélectionneur nigérian de l'équipe du Togo, qui figure dans le même groupe que la France à la Coupe du monde, espère encore conserver son poste après l'échec de son équipe au premier tour de la CAN (trois défaites).
«Si la fédération veut changer, je m'en irai, mais jusqu'à preuve du contraire, je continue, a déclaré Stephen Keshi. J'attends, moi aussi : personne ne m'a rien dit.»
Le capitaine du Nigeria à la Coupe du monde 1994 a confirmé avoir aplani tout différend avec Emmanuel Adebayor, qui n'a pas joué le match de dimanche contre l'Angola (2-3). «Il m'a dit qu'il avait mal au dos, je ne peux pas l'utiliser dans ces conditions. »
Stephen Keshi assure pouvoir faire beaucoup mieux à la Coupe du monde «si la fédération (lui) donne ce qu'il souhaite concernant les matches amicaux et les conditions d'entraînement.»
L'attaquant vedette de la sélection togolaise n'a pas pu commencer la rencontre contre la République démocratique du Congo (Rdc) pour " incompatibilité d'humeur " avec son coach, Stephen Keshi. Pour ce qu'on a pu en apprendre, le goléador accuse son entraîneur de n'avoir pas apprécié qu'il ne soit pas son manager au moment de son transfert de Monaco, en France, à Arsenal, en Angleterre ce qui lui aurait valu de grosses commissions. L'entraîneur nigérian des Eperviers, considéré comme un héros au pays de Faure Gnasingbé, regrettait simplement l'indiscipline caractérisée de son joueur dont la tête n'était pas à la Can, mais à Arsenal.
Au-delà de son aspect polémique qui fait naturellement les choux gras de la presse (d'autant que Adebayor aurait menacé, un moment, de repartir du Caire tant que Keshi restait en poste), le problème de fond semble être en effet celui de la concentration de certains joueurs sur cette compétition. On a bien vu avec le Zimbabwéen Benjami, qui n'est arrivé en Egypte que la veille du premier match de sa sélection, parce qu'il devait boucler les modalités de son transfert à Portsmooth en Angleterre. Sur le terrain, il a visiblement manqué de fraîcheur, et probablement privé son pays d'une victoire qui s'est dessinée à un moment donné du match.
Au fond, doit-on s'en prendre à ces jeunes gens qui ont choisi de gagner leur vie (et ils la gagnent plutôt bien) en tapant dans un cuir rond et qui savent que leur carrière est courte et parfois aléatoire, d'où l'intuition de faire à chaque fois ce qui est possible pour préparer un avenir incertain ? Ou alors doivent-ils avoir simplement l'honnêteté de ne pas tout mélanger et de choisir, au bon moment, entre leur avenir en club et la gloire des compétitions des équipes nationales ?
Entre les deux, il y a probablement tout l'environnement autour du football mondial (en réalité européen, parce que c'est désormais là le centre du monde du football) qu'il convient de questionner. Parce que, comme nous le relevions au moment de planter le décor de cette 25e édition de la Can, près de 60% des joueurs présents en Egypte évoluent dans différents championnats européens qui, entre compétitions nationales et compétitions européennes, charrient des enjeux financiers énormes. Or, aujourd'hui plus qu'hier, tout le monde le reconnaît, le football mondial ne peut pas se passer des footballeurs africains.
Voilà pourquoi la tenue de cette compétition a donné lieu à toutes sortes de chantages de la part d'entraîneurs et dirigeants de clubs européens, qui multipliaient les artifices pour ne pas libérer des joueurs pourtant tenus, de part la réglementation de la Fifa, d'honorer le maillot des sélections nationales. Quelques fortes personnalités comme Didier Drogba ou Mido ont indiqué d'entrée qu'ils ne négociaient pas avec leur participation. D'autres, comme Samuel Eto'o ont longtemps hésité avant de choisir la voie de la raison ; mais il y en a plusieurs autres, pas toujours titulaires dans leurs clubs respectifs, qui n'ont pas toujours eu la lucidité de choisir ce qui était bien pour eux parce que, en " back office ", il y avait comme ce chantage permanent autour du club et de l'avenir chez les professionnels.
Quelques entraîneurs de clubs français se sont même amusés à compter le nombre d'africains dont ils étaient " privés " pendant cette Can, qui est pourtant un événement programmé tous les deux ans et connu de tous. Il est pourtant simple et sain, pour arranger tout le monde, de décaler simplement la période de la trêve hivernale en Europe, pour permettre à tous les africains de venir jouer la Can, comme les Sud-américains jouent leur copa América, et les Européens leur Euro. Si les joueurs africains sont si importants et si côtés aujourd'hui, ils méritent bien ce respect de ces faiseurs d'argent. Et cela devrait concourir à renforcer le spectacle..Le sélectionneur du Togo, Stephen Keshi, a mis en avant le manque de préparation pour justifier l'élimination prématurée des Eperviers de la Coupe d'Afrique des Nations 2006.
Victimes de trois défaites dans leur Groupe B, les Togolais ont déjà réservé leurs billets de retour pour Lomé. Fait inimaginable il y a quelques jours pour ces mondialistes. Sujet de toutes les critiques, Keshi a tenu à expliquer les raisons de cette débâcle : « On ne s'est retrouvés que cinq jours avant la compétition. C'est, à mon sens, complètement insuffisant »
Un avis partagé par le défenseur Akoto : « Notre préparation a été très pauvre et c'est la principale raison de notre échec ». Ce dernier a aussi ajouté que le conflit qui a opposé l'attaquant Adebayor à Keshi, avant et après le match contre le RD Congo, a considérablement miné le moral du groupe : « Adebayor est la star de l'équipe et son problème avec le coach a été un problème pour nous tous, il nous a affecté psychologiquement et ça s'est ressenti sur le terrain ».
Malgré cette déconvenue inattendue, Keshi garde son côté philosophe : « Comme tout autre coach dont l'équipe joue mal, je suis déçu. Je reste cependant persuadé qu'on peut montrer un meilleur visage lors du prochain Mondial en dépit de notre sortie hâtive de la CAN ».
KESHI: " Mon avenir dépend de la fédération togolaise... La vie continue ce n'est pas la fin du monde. Ce match on aurait tout fait pour le gagner mais l'expulsion nous a coûté cher. Quant au Mondial, on va se préparer et on verra "
Le sélectionneur nigérian de l'équipe du Togo, qui figure dans le même groupe que la France à la Coupe du monde, espère encore conserver son poste après l'échec de son équipe au premier tour de la CAN (trois défaites).
«Si la fédération veut changer, je m'en irai, mais jusqu'à preuve du contraire, je continue, a déclaré Stephen Keshi. J'attends, moi aussi : personne ne m'a rien dit.»
Le capitaine du Nigeria à la Coupe du monde 1994 a confirmé avoir aplani tout différend avec Emmanuel Adebayor, qui n'a pas joué le match de dimanche contre l'Angola (2-3). «Il m'a dit qu'il avait mal au dos, je ne peux pas l'utiliser dans ces conditions. »
Stephen Keshi assure pouvoir faire beaucoup mieux à la Coupe du monde «si la fédération (lui) donne ce qu'il souhaite concernant les matches amicaux et les conditions d'entraînement.»